Tuesday, June 18, 2024

FRANCE : PARI/ BLUFF/ RISQUE/ ENJEU

Le président Emmanuel Macron a surpris tout le monde, y compris ses proches, en prenant la décision d'organiser des élections législatives anticipées. Il s'agit là d'un véritable "coup" qui a surpris tout le monde. Après des élections européennes décevantes il entend ainsi pouvoir arrêter la dérive .Son pari est audacieux. Il laisse les observateurs perplexes. Son premier ministre court le risque de voir sa fulgurante ascension coupée court.







 





Le président est un tacticien redoutable mais d'aucuns pensent qu'il risque de juger mal une opinion publique qui commence à considérer que le chef d'état est isolé dans sa superbe intellectuelle. Celà est injuste eu égard à la situation dans laquelle se trouve l'Europe. La France n' a pas de partenaire et il est donc normal qu'elle devienne plus visible. Elle est comme la nature, et sans doute a-t-elle horreur du vide. L'Allemagne boude et l'Italie ne fait pas le poids. Cette derniere attend aussi de voir quel sera le score au final en France avant de considérer d'accorder les violons.

Si la droite devait gagner et que la cohabitation devienne inévitable, un pouvoir partagé conduirait immédiatement à des tensions déstabilisatrices  et à terme, risquées. L'hypothèse de Jordan Bardella Premier Ministre inquiète la bourse et les garants d'une politique solidaire agréee dans des domaines essentiels, Union Européenne, Otan, Ukraine, Moyen Orient etc. qui n'ont vraiment pas besoin d'un apprenti sorcier.

Certes le pouvoir "occupé" diffère du pouvoir "réclamé". Giorgia Meloni au Palazzo Chigi n'est pas la mème que la candidate avant les élections. Madame Le Pen a déjà mis beaucoup d'eau dans son vin et risque d'en rajouter si son parti sortait vainqueur. Il faut garder la tête froide. 

On est néanmoins en droit de se demander ce qui a pu convaicre  le président Macron (et le premier ministre anglais) à préférer l'anticipation à la stratégie du "calendrier". Si Macron sort gagnant il sera une nouvelle fois comparé à Napoléon. S'il perd il sera un homme seul et nombreux seraient ceux qui ne lui pardonneront pas d'avoir saboté leur carrière et ambition.

Les jeux olympiques à Paris promettent d'être extraordinaires. Il faut espérer que l'engouement qu'ils créeront n'arrive pas avec un épitaphe pour un bluff raté.


Thursday, June 13, 2024

THE G7 SHOWS ITS AGE

The G7 meets again in Italy. This gathering shows more age and fatigue than stamina. All the leaders show various degrees of angst and age. Only Italy's PM shows resilience and self- confidence. 

In the past the G8, later on the G7, were the envy of the world. Today most of the members who still manage to stay awake fight for political survival. Ms. Meloni must feel some Schadenfreude while presiding over that lot of tomorrow's losers.

Other gatherings appear. China and Russia did not stay idle and the upcoming countries snub yesterday's elite class and come up with their own brand of financial and trade strategies. They are relieved to leave the hot spots in the hands of countries that feel like they should do something, while at the same time being taken hostage by debt, inflation, an aging population, climate change.

Former fora where new ideas could be tested have lost their appeal. The Club of Rome or Davos are yesterday's jewels in the crown, ignored by the rising tide that the new ebullient economies call home. The shaky political situations France, the UK, Germany, Canada, Japan have ended up with, are creating a lugubrious narrative. Ukraine and Gaza weight also on the intellectual space which got cramped accordingly. There is just not enough room left for innovation or bold initiatives which could help the G7 recover the lost ground.

At the end of the day one has to admit that the more appealing initiatives that might seduce countries such as India, Indonesia, Brazil and upcoming economies worldwide, no longer pertain to the classical arsenal of the G7. China's road and belt initiative has overtaken all. The dollar has become a currency on the defensive. Africa snubs France. The Commonwealth is mothballed.

Giorgia Meloni is surrounded by tomorrow's have-beens. This shrewd politician must savour the moment, while in France the ultra right is likewise waiting for the cohabitation, a dream for a few, a nightmare for many. Anyway if Trump would be the next US president, the G7 had better be packing. The presence of the Pope at this week's meeting doesn't add to the relevance of this sputtering gathering, quite the contrary, it further increases its irrelevance. Remember Stalin and the Pope..



Monday, June 10, 2024

ELECTIONS ET RESULTATS, A LA BELGE

On craignait  le pire. Il n'était pas au rendez-vous. En définitive c'est une nouvelle fois, le tempérament belge qui a prévalu. L'électeur a manifesté son désenchantement sans laisser libre cours aux extrèmes. Que le Premier Ministre ait du encaisser un camouflet est injuste . Alexander De Croo a du maitriser autant que possible une équipe qui est restée imperméable au souffle de l'ambition. L'entraineur a été entrainé. 

Maintenant Bart de Wever peut faire prévaloir son ambition de devenir Premier Ministre. Encore faut-il qu'il réusisse à controler le courant extrème, mais minoritaire, dans son parti et de décoder le message électoral. Le MR ne lui fera pas de cadeau, au gouvernement comme ailleurs.Le parti socialiste dans l'opposition risque de devenir plus que jamais l'otage des casseurs. Il est interessant de voir progresser Les Engagés, parti auquel Maxime Prévot a donné un nouveau souffle. Ce très subtil bourgmestre de Namur a l'étoffe d'un ministre des affaires étragères ou de l'économie. L'ombre de Georges-Louis Bouchez  pèsera de tout son poids sur la marge de manouevre de De Wever. La sélection des personnalités pour occuper différents postes ministériels ne sera pas facile. Il faudra éviter que les petits calibres, téléguidés par des présidents de parti (PS)  viennent une nouvelle fois piéger le Premier Ministre. Si la candidature de De Wever est maintenue ce danger devient moins immédiat bien qu'il faudra continuer à observer de près les gestes de Georges- Louis Bouchez.

Il faut reconnaitre que le Vlaams belang a fait un beau score mais il a raté le finish. Celà ne présage rien de bon pour son avenir. Les slogans passent de mode.

La Belgique est  comme l'Italie, un pays qui ne fonctionne pas toujours bien mais qui a l'art de tirer son épingle du jeu. Encore faudrait-il refédéraliser certains secteurs et revoir un système électoral absurde et franchement bancal. Il n'est pas impensable que De Wever se transforme en réformateur et fasse ce qu'aucun politicien n'a eu le courage de proposer. Ce réaliste -dont il faut se méfier- a encore plus d'un tour dans son sac.

Le temps n'est plus aux pongistes, il appartient aux Masters du tennis. Les volées arriveront. Les arbitrages suivront. La partie ne sera pas facile mais à certains égards elle est devenue plus équilibrée.

Maintenant la mauvaise foi de l'extrème droite, sanctionnée, n'a d'égale que la crédulité  de ceux qui étaient supposés la comprendre. Le contrat avec ses suiveurs a reçu un coup fatal. Il faut espérer que celà se reproduise aussi ailleurs. Les enjeux ne doivent pas être laissés entre les mains de sous-traitants.


  

Friday, May 31, 2024

ISRAEL / HAMAS :THE VOCABULARY DOESN'T FIT

The news regarding Gaza is becoming a treacherous slalom. The Middle East could figure in Dante's opus as hell. Besides it is becoming a tale of lies and sophisms.

After the tragedy of October 7th, the events followed a rightful path of sorrow and indignation. There was no ambiguity in siding with the aggrieved party, even with the knowledge that a merciless retaliation would follow.

From the start there was, however, a moral and historical confusion. The word "war" came up while it is not applicable to a terrorist organization which is not a state, obviously. The situation doesn't fit in the praxis or in the conventions that are supposed to rule warfare, which only exist between states who are accordingly under some obligations agreed upon in the pertinent Geneva conventions.

Hamas is a terrorist hybrid of unsavory individuals who are not bound by anything other than a fanatical mindset. Israel is entitled to take action and to liberate the hostages. That this cannot be achieved without collateral damage is unavoidable.

It is hard however to remain master of consequence. Hamas is the enemy and should neither be spared nor respected. However it is not a "belligerent". It is a freakish grouping with few friends, that also embarrasses moderate Arab states. Besides, it ruled Gaza as a blind experiment with no exit.

Unfortunately Israel lost self-control. The initial purpose was corrupted by overdrive and by the P.M.'s ulterior, selfish considerations. By over expanding the range of military might, he unleashed a nihilistic force upon civilians who are double- trapped, by Hamas first and by Israel now. He also undermines Israel's former credibility in the world, embarrassing Europeans and the US. 

There is a lot of talk about the rise of anti-Semitism. Actually there is an analogy with what happened during the Vietnam War or the Algeria unrest. The manifestations were less anti- American or anti-French than mostly a primary reaction directed against the abuse of power. The manifestations on campus in Europe or the US today are not directed against the Jews but against Israel. The indiscriminate military action and the absolute failure to come to terms with the two states solution only increase Israel's isolation. It has lost its added value in the region. The Gulf States look better, the world gave up looking at Tel Aviv and only sees the settlers.

President Sadat would skip a historical handshake under the current circumstances. President Biden might think twice before meeting Netanjahu now. The former US Secretary of State James Baker already found fault with Netanjahu. Imagine how the Biden administration must consider him now. 

Friday, May 24, 2024

CONFLUENCE ET EGAREMENT ENTRE GENERATIONS

Le récent débat entre le P.M. français et le chef de file du R.N. était révélateur. L'un et l'autre sont jeunes et ambitieux et ils réusissent surtout a éviter que leur conversation ne dégénère comme celà était le cas avec les anciens. Si les différends restent entiers, le contact n'est pas compromis par l'invective. Ils sont apparus comme les pôles opposés d'un systhème qui n'est pas remis en cause. Le narratif est différent mais la grammaire demeure. La France a en la personne de Gabriel Attal un P.M. qui ne manquera pas de faire des envieux. Jordan Bardella a pour sa part sorti le Rassemblent National de son parcours "infréquentable". 

La France du président Emmanuel Macron est devenue première dans le peleton Européen. Il réussit à débarasser la présidence de l'aspect souvent paternaliste propre à la 5ème république. Jusqu'à présent il semble bien suivi par ses pairs qui doivent néanmoins se trouver à l'étroit dans un partage de pouvoir avec un président et un P.M. jeunes. Le Rassemblenent national est aussi passé par là . Marine Le Pen a trouvé en Jordan Bardella une personnalité jeune qui sait se mesurer à d'autres grace aussi à un vocabulaire débarassé des clichés de l'ancienne extrème droite.

Reste à savoir si le Duumvirat français gardera le cap. Il fait des jaloux et il est probable que Macron voudra tôt ou tard intervenir pour que l'étoile d'Attal ne vienne pas perturber le système solaire existant dans l'Elysée. Les Européens cachent mal leur envie. Seule la P.M. Italienne qui fréquente sans doute les écrits de Machiavel se distingue dans le Conseil Européen DOA (death on arrival).

Les Etats-Unis présentent une autre situation. Le président, qui a les intentions justes, viellit en direct. Le candidat républicain est un pantin ,au demeurant dangereux. Biden n'est plus compréhensible et Trump n'est plus supportable. Le premier a un soutien résigné, le dernier cherche un(e) candidat(e) vice président dans la marée noire ou se retrouvent les Trumpiens, sexe et hystérie confondus. Celà promet.

Si Trump devait emporter les présidentielles, le pire deviendrait possible et rien ne semble porteur du meilleur. Il ne faut pas imaginer les scénarios les plus absurdes mais il faut les garder à l'esprit. Après son pas de deux avec le président nord Coréen Trump a pris gout aux partenaires"surprenants".

Les prochaines élections européennes se dérouleront dans un climat politique chargé. Il y a double influence : le populisme à l'intérieur et les faux monnayeurs à l'extérieur. En plus, le Parlement Européen, pavé de bonnes intentions lors de sa création, est devenu un autre "machin"(terme emprunté au général de Gaulle) qui a tout pour ne pas emballer. Rassemblant des "have been",ces "bourgeois de Calais" continuent leur triste va et vient enre Bruxelles et Strassbourg sans que qui que se soit s'en émeuve.

Au moins le Congès américain arrive encore à'étonner. Les numéros de trapèze s'y succèdent. Les Congresswomen républicaines semblent s'être arrogées le trophée du Trumpisme le plus agressif. Elles devraient pourtant se préparer pour l'une ou l'autre surprise que Poutine et Co. leur préparent cette annèe de tous les dangers. La grace a plié bagages, comme l'intelligence.

Bah, les parapluies de Cherbourg sont rangés, à jamais ?

Saturday, May 18, 2024

LES DANGERS DU DEDANS ET DU DEHORS

Ce printemps triste est annonciateur d' une saison de plomb. Rien n'apparait qui puisse tant soit peu apporter appaisement ou confiance. A Paris les jeux olympiques qui devraient bénéficier d'un cadre et d'un savoir-faire exceptionnels se dérouleront sous haute surveillance, hélàs. L'Europe est de toute façon prise dans un engrenage qui devient vraiment menaçant. La tentative d'assassinat du premier ministre  Slovaque vient encore de réanimer les fantômes de l'histoire. On sait que les frontières orientales de l'UE peuvent devenir le théatre d'interventions malignes. Au demeurant le populisme qui existe à l'est a déjà son répondant à l'Ouest, ce qui crée des diagonales qui bouleversent les équilibres existants.

La Russie et la Chine se félicitent de ce changement. L'Iran est leur meilleur suppôt, D'autres pays préfèrent désormais garder leur distance par rapport à des situations conflictuelles qu'ils préfèrent ignorer. L'Inde, le Bresil, l'Indonésie et autres BRICS n'entendent pas se laisser entrainer dans des situations qui freineraient leurs priorités économiques. Les Etats-Unis ont du mal à garder le contrôle de plusieurs théatres qui requièrent un suivi sur mesure. Les alliés sont aussi timorés, voyant un président qui trébuche et un autre, candidat, qui inquiète.

L'Occident a perdu l'hégémonie normative. Il s'en suit que le désordre s'installe et que les alliances se fragilisent. Mème Israel qui doit tout à l'Occident, en premier lieu aux Etats-Unis, est devenu un partenaire ingrat, peu fiable. La France reste la référence  pour pour mais combien de temps encore ?

Partout  les élections, en Europe déjà, aux Etats-Unis peut être, suivent le mème scénario de dérive vers une droite anti intellectuelle, privilégiant le court terme. Qu'un pays comme les Pays-Bas avec sa tradition de tolérance et de pluralisme se soit tourné vers la droite laisse rêveur. On ne peut exclure qu'à l'avenir des mouvements et des situations, téléguidés de l'extérieur se multiplieront. Tôt ou tard il faudra trancher si un pays allié mais retort peut continuer une relation comme si de rien n'était. Les baise-mains d'Orban ne doivent pas fairer illusion. L'attentat en Slovaquie rappelle Sarajevo, la Georgie prend peur, la Serbie menace...

Plus que jamais il faut se protéger de la naiveté qui est souvent l'interface de la fadeur. La Belgique "héberge" l'OTAN mais n'est pas capable de payer sa contribution et a une armée en carton. Celà est honteux...Comment est-ce possible,voir mème politiquement défendable ? 

Il y a assez d'évènements inquiétants proches et éloignés qui devraient pourtant alarmer . Si les Etats-Unis devaient élire Trump il sera déjà trop tard pour envisager ce qui aurait du changer il ya des années déjà. Si l'Ukraine devait perdre du terrain, c'est l'UE qui se retrouvera sur le banc des accusés. Laisser le nihilisme achever son parcours achèvera un dessein qu'il eut fallu mieux protéger.

Tuesday, May 14, 2024

WOKE AS RECIPE ON RAINY AND OTHER DAYS

History is made of many layers. There have been repeats, recalls, surprises, traps. Nowadays every situation seems to receive the déjà vu treatment, but if the precedent were that clear, it remains a mystery why the cure, which should be equally evident, remains elusive. The observer of the international turmoil is no longer confronted by the former self-evident binary spread. The world has turned rogue.

Strange bedfellows appear, unintended similarities occur. The EU for instance suddenly appears sharing an unfortunate pole position with... Taiwan. Both feel under the spell of larger powers, Russia for Western Europe and China for Taiwan. Both count on the American shield to keep the menace at bay. Their faith in the USA is a relic from the past, which is losing its relevance by the day.

America is no longer the unipolar guarantor of a global unifying codex. Other powers rise or are making their entrance. Both the EU and Taiwan confuse posture with reality. They often underestimate the viciousness of the threat and the consequential changes that occur everywhere.

Observers  cannot stop talking about the US presidential elections between two "left overs" from the past. America is changing, not for the better, while earlier commitments only relate to the older generations. Youth start to look at Europe as an occasional arrogant, not very entertaining relic from the past. Neither do they see what the fuss about a far away Chinese family feud is all about. They just care about China's aggressive trade war, while still buying its products.

The everywhere present, invasive phone rules the waves and the psyche worldwide, while the rise of A.I. is opening the gates for the many who don't fall for "Proustian remembrance". Taylor Swift has more legions than anyone worldwide.  What would Stalin say?

Some leaders appear to be conscious of the changing socio- strategic "time zone", but their hazardous clairvoyance doesn't find many takers. People live unwillingly with Gaza, Ukraine, Sudan and more of the same and do not want to deal with an even heavier carload. They want to go for a holiday in hell with traffic, bad service, overbooked misery, rather than to be reminded of the expanding parameters of trouble at home.

There is not much one can do. Better think twice before bringing children into this mess and enjoy what is left of the climate before the arrival of unfriendly skies. If one is out of sync with what is happening there is a distraction in engaging the neighbor on the topic of woke...it always works, since so few, if any, have a clue regarding what it all is about...plus ca change ?!




Friday, May 3, 2024

US UNIVERSITIES IN TURMOIL

Students in America are voicing their anger about Israel's intervention in Gaza. This unrest recalls similar situations during the Vietnam times.

It is obvious that PM Netanjahu's policies are highly unpopular in the world. The atrocities of Hamas don't give Israel a blank check to compete for a horror medal.

Hamas didn't need October 7 to further damage its reputation. Israel had every right to retaliate. Unfortunately it went too far and what is left of Gaza will forever be a stain that cannot be redeemed. That the Jews, who have suffered the worst tragedy in human history maybe, continue their often indiscriminate killing spree is hard to rationalize.

The disbelief worldwide shouldn't surprise anyone. The fate of the hostages requires action, negotiation, you name it.  Everything must be done, considered, to give them back their dignity and freedom. Likewise, they should be spared the trauma of having to walk over the bodies of Palestinians, while returning to the freedom they deserve.

The various manifestations in universities obey to a variety of  causes. There existed a general malaise already. The causes are multiple, almost competing with one another. To a certain extent Gaza is more an anchor for many pre-existing frustrations that had no real outlet before. Most of the students who manifest bona fide are not anti-semitic, fortunately. They are also being manipulated by the usual anarchists, who just pursue some nihilistic agenda. Many feel bewildered and cheated in this A.I. dawn. 

Israel is losing its former exceptionalism and is becoming a country that no longer fits in its existential narrative. The death and the debris in Gaza are the shroud that covers its bygone soul.

Manifestations will continue. The American Secretary of State, together with many Arab leaders who are showing restraint, deserve respect for keeping Sisyphus' boulder rolling. The Ukrainian tragedy, the climate aberrations, the hunger archipelagos, add even more negatives to the mood. People manifest for a cause but the origin of the global neurasthenia is to be found everywhere. The internecine genie is out of the bottle. We have entered the age of depression.


Friday, April 26, 2024

ZONE DE BASSE PRESSION

L'Europe semble vouloir renouer avec Sophocle. Elle tourne aussi le dos aux soliloques de Hamlet, leur préférant le nihilisme de Titus Andronicus.

La partie occidentale du continent est agressée de toute part, mème de l'intérieur. Ses alliés naturels, le Levant ou les pays au Nord du Sahel, sont désormais soit déçus, soit trop affaiblis de l'intérieur, pour revenir aux temps passés.

Dans l'Union Européenne les notes discordantes abondent. Le pessimisme existentiel du président Emmanuel Macron traduit  hélàs trop parfaitement le malaise qui existe et les nouvelles suspicions qui sont apparues, après le Brexit et l'agression Russe aux frontières orientales. L'Ukraine est le point de départ d'une Reconquista visant à reconstituer l'ancien goulag Sovietique.

Si Macron s'exprime clairement, d'autres parlent et agissent plus tendancieusement. Seule l'Angleterre semble fidèle à la cohérence, en partie parce qu'elle paye son du aux Etats Unis qui lui accordent un régime préférentiel. L'Allemagne et l'Espagne se préoccupent de leurs démons intérieurs. La Hongrie et la Slovaquie inquiètent. La Pologne est désormais un partenaire redoutable mais les tensions intérieures demeurent. L'Italie a en la personne de la Première Ministre une joueuse de poker hors pair...mais elle reste "joueuse". Les pays baltes sont sérieux. Le BENELUX n'est plus que l'ombre de ce qu'il était mais les Pays Bas restent fiables.

L'émiettement est total et l'avènement de Trump aux Etats Unis signifierait l'arrêt de mort du grand projet occidental. Certains leaders européens seraient sans doute pressés de déposer leur offerande aux piéds d'un duumvirat Poutine /Trump. La Chine observerait, amusée. Les états tiers en Afrique et en Asie sont devenus trop agnostiques pour se poser des questions morales sur le bon choix.

L'Amérique de Trump amusera ceux qui n'ont jamais regardé de près ceux qui viennent l'applaudir. L'expérience pourrait pourtant éclairer ceux qui croient encore en l'Amérique de Barbie...Ce pays a ses démons et Mickey porte désormais une arme à feu comme les enseignants dans certains états du Deep South.

En final, Américains et Européens sont également piègés entre dérapages mal controlés et remords maladroits . L'argument moral cède de plus en plus le terrain aux faux papiers. Il est donc fatal que le défaitisme gagne du terrain.

Monday, April 22, 2024

THE SPEAKER RISES

Mike Johnson, Republican House speaker, finally agreed to the vote on the military aid packet to Ukraine (and Israel, Taiwan), an easy win for the coalition wherein reason prevailed. Marjorie Taylor Greene and the demented ultras in the Republican ranks are asking now for retaliation.

The speaker finally made the right choice, but he might have alienated the Republican hard-liners in the Freedom Caucus, where hysteria and fabrications usually come together. That this alliance between Republicans and Democrats happened after Johnson met Trump in Mar-a-Lago adds mystery to surprise. His future as Speaker is hard to predict but nutty Republicans are unlikely to be in a forgiving mood.

Obviously, Ukraine was in the emergency room and in need of a life-saving intervention. It is also high noon for the EU and NATO to stop procrastinating. The military priorities are self- explanatory but the attention should equally focus on the ongoing culture war of civilization (singular) that is being waged against the values the West has deemed safe and irreversible since the "end" of the Cold War. The enemy at the border is gaining allies inside, who try to undermine pluralism and democracy. The relentless sabotage of truth is now a real, well-orchestrated menace.

 A vicious aggression is waged against what is left of the former world order. The West might have acted too arrogantly after the demise of the Soviet Union. It should now beware of not becoming naive under the current circumstances. 

The little shipwrecks from "warships" from various European countries in the Mediterranean today, supposedly sent to safeguard navigation around the Strait of Ormuz, are the perfect dark fairy tale for hapless commitments and pathetic loss of face. The French president wants a European military resurgence but with dwarfs like these, ambitions die a quick death.

Maybe the House speaker will lose the support of some of his "troops", but with moral freaks like these it might be better to pack anyway.  Proximity soils.

Monday, April 15, 2024

ZEITGEIST BECAME A PLURAL

Iran's military intervention against Israel amounted to an unconvincing demonstration. Actually Teheran lost face. It couldn't have been otherwise, since the threshold of sustainable intentions was already crossed some time ago. Everybody partners with Armageddon, but in the end some form of justice prevails when vital interests must be shielded at any price from becoming an endangered species.

Conflicts multiply--Sahel, Sudan, Yemen, Myanmar--out of the reach of close scrutiny, while others drag on in the murky waters of world diplomacy. The cynical games around Ukraine or Gaza will only stop through mutual exhaustion, not because a rational outcome has been found.

The former, accepted world order is dead. Soon we will be talking of the good old times of the Cold War, wherein the roles were distributed without too much opposition and wherein a benevolent American producer assumed the responsibility of the casting. Today the grand interpreters of some Zeitgeist or another sit with broken pieces. Zeitgeists multiply and compete.

In reality we all keep losing former ironclad friends, not out of bad intentions but because we no longer trust our very own judgement. We have entered the Brueghel painting "The blind leading the blinds", with one major difference: rest assured that the "blinds" who lead us to the abyss will save their own skins.

Sunday, April 7, 2024

WITH FRIENDS LIKE THESE.....

The Republican party appears more and more indifferent or even hostile to America's European allies. By starving Ukraine, blocking US support, it plays a despicable game. It acts like a Putin's de facto ally, and further weakens NATO's cohesion. All this is also made possible because a large part of public opinion in the US is becoming more provincial, while the range of global alerts is still growing. This apathy is not new. FDR had to force the country into entering World War II by a mobilization of all possible means after the Pearl Harbor shock-wave.

Europeans, by contrast, ask not if there will be war, but when. In the short term this might be over pessimistic, but it might also become a self-fulfilling prophecy given that the eventual combination of a Trump/Putin "understanding" is the worst of scenarios.

Besides, Germany often feels like an unreliable partner and France's Macron-style might not outlast his presidency. Europe is in reality a house divided. Without an American stewardship it might further be diluted, not unlike a falling apart of former lovers who cheat out of boredom.

Ukraine finds itself in a difficult situation. The Kiev photo shoot is a must for Western leaders who arrive with more press than quantitative support, while the promised hard-core help is still in limbo. 

The Republicans in Washington have become a horde of deranged individuals worshipping a golden calf. If Trump were to win, Europeans had better regroup. Fortunately he acts more deranged than ever and Americans might start to feel uneasy when confronted on a daily basis by his histrionics. Biden does well to play discreet and just deliver enviable economic success. The Democrats have their own left-wing lunatics, but their agenda is genuine and at has at least some intellectual merit.

One must hope that Republicans may still live up to their former principled selves. To arrive at a moment of lucidity they must get rid of the deranged souls in their midst. Unfortunately, there are too many "rotten apple" stories that prove that getting the House in order is easier said than done. 

The ones who applauded Zelensky months ago should finally consider follow-up on their promise. Ukraine is becoming the litmus test for determination.


Thursday, April 4, 2024

POSTCARD FROM SOCAL

Southern California is more than ever the blueprint for often envied exaggeration. Nature is too luxurious, houses are over the top, people are divided between the very beautiful and the rest, between the smart and the "deplorables", and so on. Even nature runs in overdrive.

If California is a state in the nation, Southern California is a state in the state. It is too rich, too much of everything good and also some things objectional. There also exists a Victor Hugo demarcation line which divides the jobs that look reserved for the immigrants and the high caliber employment in academia, entertainment or high-tech.

Europe is mostly absent, seldom mentioned, and no party to the discourse. Nihilistic events in the world feel far away (in contrast with the sensibilities at the East Coast). Asia, and China in the first place, occupy the minds if not the hearts. For Europeans, and in the first place for the EU, it is an uphill battle to try correcting the usual quaint/obscure nonchalance that has overtaken its former appeal.

The upcoming presidential elections are a done deal in California, since the Democrats win there by "divine decree". The absurdity of the US electoral machine is also such that the most important state, California, has only two senators, just like the Dakotas where almost nobody lives besides some lost buffalo.

Trump creates revulsion, Biden meets resignation. The worsening situations in Ukraine and the Middle East don't move the compass, which got stuck in the largely detached mode. Maybe there is so much here that there is no room left for a "there".

People enjoy the surabundance while it lasts, but they might try to be more tuned to the various geopolitical and moral storms that are around. Hidden from view doesn't make problems go away. There is nothing wrong with feeling happy as long as it doesn't lead to the denial of what is happening in the backyard. Southern California is a hub for contemporary creativity and intellectual drive. It can also become even more so if it felt more than just a night at the opera.



Thursday, March 21, 2024

BRET STEPHENS ABOUT A WAY OUT OF THE GAZA NIGHTMARE

Bret Stephens is certainly one of the brightest columnists in the New York Times. He doesn't belong to the more moderate Jewish intelligentsia but he is always worth listening to, since he is well- versed in international and American policies.

He has suggested now a very challenging alternative for the two- states solution which is haunting the Middle East. He elaborated about an "Arab Mandate for Palestine", that would meet a number of plusses, marginalizing Hamas and finding an alternative for the underperforming Palestinian Authority, involving the moderate, forward looking Arab states. Israel would gain absolute self-rule, without "attachments".

Obviously Stephens realizes the complexity of such a geo- political make-over and the concessions all parties would have to make and endure. The United Arab Emirates would become the  blueprint for such a daring remake. This would also have the benefit of marginalizing rogue players in the region.

This concept might appear over-ambitious.   On the other hand, everybody of good-will sees that the current players are not up to the nightmare they are facing. Netanjahu will never change for the better. Abbas is becoming a relic of the past. Hamas is a mass-murderer syndicate. There really is not one frequentable partner in this lot. 

The American Secretary of State is an ideal persona to start setting the political discourse on a new path. He is Jewish, like Stephens, and can hardly be accused of being tone-deaf after the tragedy of October 7th.  After all, the Jews are all too familiar with the Apocalypse to give it free-reign in Gaza. The madness must stop. There are enough moderate Arabs and Israelis who need to retrieve their voice so that Gaza can hope to become a hub rather than a tomb. The Palestinians need a breathing space, and to get rid of the evil in their midst. The Israelis deserve to continue on their path to excellence, in security and atonement.


Thursday, March 14, 2024

ISRAEL PAYS DE MON RESSENTIMENT

Israel a lontemps joui du repect des Occidentaux et de l'envie des autres. Mème ceux qui avaient été peu enthousiastes en amont, devaient reconnaitre que l'aval était extraordinaire.

Aujourd'hui tout celà est remis en question. Si l'horreur du désormais infâme sept Octobre lui a valu une solidarité existentielle (non politique), son intervention à Gaza conduit à un réexamen.


Netanjahu a toujours été dérangeant. Il est devenu infréquentable. La majorité des Israéliens ne se reconnaissent pas dans la personne d'un P.M. qui les entraine  dans une tragédie, dont ils ne veulent pas. La minorité des extrémistes et des colons n'est pas représentative d'un peuple, que l'isolement existentiel dans lequel Netanjahu l'entraine, inquiète.

Un peu partout l'intervention Israélienne à Gaza, choque. On parle beaucoup d'anti-sémitisme alors qu' une réprobation est justifiée.

Au demeurant en Occident ou réside une majorité de Juifs "laics", l'indignation est un sentiment partagé. En réalité, il apparait souvent que le P.M. Israélien défend sa survie politique sur le dos de son pays.

Le Hamas se situe en enfer. Il faut l'y laisser plutôt que de lui offrir une couverture par le biais de bombardements de Palestiniens, le plus souvent innocents. Déjà  ils vivaient sous le joug d'indésirables (mème aux yeux des Arabes); il faut donc se garder de ne pas ajouter au malheur quotidien les frappes  infligées par un pays qui risque d'y perdre son âme.

Sunday, March 10, 2024

COUPLE ET DYSFONCTIONNEMENT

Longtemps l'axe Berlin / Paris a été déterminant pour les choix de l'Union Européenne. Aujourd'hui les différends entre Allemands et Français s'additionnent.

Après Kohl et Mitterand l'entente s'est embourbée. Comme il est arrivé souvent dans l'histoire, le grain de sable russe  a aggravé le malaise.

La guerre en Ukraine a fragilisé certains. Elle a motivé d'autres. Le président Macron et le chancellier Allemand représentent parfaitement l'envers et l'endroit de la situation. L'Allemagne semble vouloir  gérer. La  France donne l'impression de vouloir altérer la case départ. L'une et l'autre ont toujours souhaité avoir une relation paritaire avec la Russie. Berlin cherche plutôt une forme d'accomodement (l'esprit de Rapallo, Helmut Schmidt), tandis que la France entend être reconnue comme grande puissance (nucléaire) . Le président Macron semble vouloir s'investir dans une nouvelle stratégie européenne dont il entend bien prendre les commandes. Le chancelier allemand apparait réticent.

L'Ukraine a activé des réactions diverses en Occident. La continuation du conflit conduira inéluctablement à son exaspération. Les ponts entre Poutine et l'Occident semblent indéfinitivement rompus. L'Amérique devient l'otage de ses démons intérieurs. Macron veut réclamer un droit d'initiative stratégique pour la France, en premier lieu au sein de l'UE et de l'OTAN.

Reste que ce dilemne crée la quadrature du cercle. L'Allemagne a choisi la "soft power" pour des raisons historiques et hésite à se départir de ce choix "existentiel". La France entend faire sienne une ambition de "hard power" dont ses partenaires n'ont pas l'intention de lui laisser le monopole. Ce match nul arrange le Kremlin. Dans ces conditions il devient normal que la nervosité règne à Kiev, qui a du mal à maitriser la situation qui lui est imposée.

Le président Macron a manifestement mal pris le coup de la table "exagérée" que Poutine lui avait imposée. Il n'est pas prêt d'oublier l'affront. On peut le comprendre, mais se jeter dans la gueule du loup est un exercise dangereux, mème pour l'homme le plus averti.



Monday, March 4, 2024

NO COUNTRY FOR OLD MEN

The age war around President Biden is relentless. And yes, he looks and acts as a man of his age. In these merciless times of hype and no retribution, "nuance" is dead on arrival. Probably most of his aging predecessors would, under the current unforgiving scrutiny lens, never have reached the finish line in their career. The "new media" and artificial intelligence (?) are merciless and nowadays public opinion is too blase or brain-dead to pay close attention. 

It would be unfair, if not out of place, to enter a wrinkle war between candidates. It is already scandalous that a missed step gets more attention than a right move. One should recognize facts first. Most of them converge in making a success story for Biden. He is not entertaining, agreed. He almost belongs to another era, but that doesn't reduce an acumen based on a tested experience that spans half a century. He has seen it all, he knows them all.  He had better assume the toll rather than trying to hide it. He never was a born actor anyway and it is too late to run against time. Thanks to his familiarity with issues and with others, he is a gifted, serene statesman, who will never enthrall but will not be fooled by sycophants. Give him a break and fear his opposite.

The race against age's inroads cannot be won. It can be  managed. President Biden might look into his own entourage for a better focus on achievements, which are plenty. This man had to deal with the inherited Afghan fiasco and now with yet another unreliable Israeli customer, both Trump's avatars. Give him a break and the credit he deserves.


Friday, March 1, 2024

LA GRANDE ALLIANCE BAT DE L' AILE

Après la chute du mur de Berlin, le camps occidental apparaissait comme un Nirvana politique. Le monde d'alors se pressait pour rejoindre le camps des vainqueurs. Mème feu l'Union Sovietique se résignait à trouver des accomodements avec l'OTAN.

L' Union Européenne pavoisait et Fukuyama...se trompait. "The end of history" était une fausse sortie. A peu près tout le monde s'y est laissé prendre. La premiere guerre du Golfe a été le dernier sursaut d'une illusion en fin de parcours.

Le monde Kantien n'est plus. Mème les moins informés voient aujourd'hui que rien ne va. Le miroir d'hier est tombé en morceaux et ses éclats sont dangereux. Partout les situations infectueuses se mutiplient. Elles sont d'autant plus perverses qu'elles n'obéissent a aucun précédent. Les nouveaux mercenaires sont prioritairement interpellés par l'allure du dérangement. Ils sont comme les cavaliers de l'Apocalypse, proposant le mal au plus offrant .

Dans tout celà, l'Occident, hier confiant, est sur la défensive. Les Etats-Unis et l'OTAN ont en la personne de Trump le démon à demeure. L'Union Européenne fait du sur place. L'Occident était l'accélérateur. Il est devenu lourd. La grande ambition fédéraliste est morte. Le concept et l'ambition ont du mal à convaincre. En Europe, on devrait peut-être revenir au concept Gaulliste de directoire, voir mème de l'Europe des patries. Celà  permettrait une stratégie militaire à plusieurs, plutôt qu'une timide ambition de tous. Après tout il y a des majorités qualifiées...

Le président Macron semble de plus en plus vouloir s'inspirer du précédent de de Gaulle, que l'histoire crédite aujourd'hui d'une clairvoyance prémonitoire sur plusieurs aspects de politique étrangère, la Chine, le Royaume Uni, le plan Fouché, la décolonisation maitrisée.... certes, son ambition Africaine a fait long feu.

Il règne un malaise certain en Europe, suite surtout aux évènements en Crimée et en Ukraine. Le duo franco-allemand ne fonctionne plus et l'immigration mal gèrée crée  un mal-être diffus permanent. L'ombre de Poutine est d'autant plus pernicieuse que la communication avec le Kremlin est pour un temps indéterminé gelée et qu'il est donc difficile de séparer les faits des interprétations.

L'OTAN reste l'alternative la plus rassurante, s'il ny avait pas Trump et à condition que les pays membres deviennent plus fiables. Que la Belgique, qui abrite le QG de l'OTAN, n'arrive pas a remplir ses obligations et à payer sa contribution de 2% du PNB laisse rêveur.

L'OTAN reste irremplaçable et il faut éviter tout ce qui peut l'affaiblir ou réduire le déterrent qu'elle représente. Si celà requiert un investissement politico-stratégique plus français, ainsi soit-il.


Sunday, February 25, 2024

UKRAINE: LONG YEARS INTO NIGHT

The usual well-meaning suspects spent a day in Kiev, marking two years of relentless slaughter by Putin & Co.  This sad- looking group appeared lost in a decor that is actually a crime scene. The Italian P.M. acted as if she were hallucinating. The president of the Commission was, as always, candid and to the point.

The malaise cannot be denied. The Ukrainians are tired, the Europeans waiver between the best intentions and a sobering realization, the Americans are bound by their own self-defeating nightmares.

There is no light at the end of this tunnel. It looks impossible to find a way out since the aggressor makes any considered outcome a no-way zone before it reaches the negotiation table. Putin's frightening hostile anamorphic is alive. It is also shredding any form of prior agreed-to arms control, nuclear restraint or implementation of the Helsinki agreements.

Everybody is waiting for the outcome of the US presidential elections. Trump is already Europe's nightmare. He is no longer game for his former ego trips to the EU or the UK. Europeans are stuck in the middle with a possible future American president they despise and a Russian they fear.

In the current situation, the EU must regroup around a military strategy which can act as a deterrent. It cannot permit a repeat of the Ukrainian scenario, wherein armaments arrive too late and stocks are depleted. Sometimes it looks like a replay of events in the late thirties, more Chamberlain than Churchill. President Biden is hostage to a Republican cabal that stands in the way of meaningful action. The right in America care more for the unborn than for the dying.

The fate of Navalny feels already like the somber score of a Requiem. Putin doesn't mind posing as Ivan or Peter but he looks more like a dead soul out of Gogol. This doesn't make him less dangerous. In his quantitative mindset there is no room for  emotion. He acts beset with hatreds and resentment, not unlike Trump. The EU's surroundings have become a darker place, deserted by the better angels. The rising storms East and South  are ominous. The selfish aberrations of  "partners" like Hungary or Israel become equally hard to endure. Patience is running low and the confidence deficit is climbing fast.

The Economist asks "Is Europe ready?" The answer is an unambiguous NO.

Friday, February 23, 2024

SANDA DIA

De heise na de uitspraak in de zaak Nathan Vandergunst, aka Acid, was te verwachten. Dit vonnis dat op zijn minst betwisbaar is, toont opnieuw aan hoe diep de kloof is die ontstond na de andere bizarre uitkomst van het proces tegen de Reuzegommers.

Men moet voorzichtig omgaan met de scheiding der machten, in de eerste plaats Justitie. De redenen die hebben geleid tot beide uitspraken hebben waarschijnlijk niet willen ingaan op de emotionele trend die blijft (terecht) leven in de publieke opinie.

Het blijft in beide gevallen moeilijk om een verdedigbaar causaal verband te zoeken, die het denkpatroon van de rechtspraak  op een "transparente" kan helpen volgen.

Het is ook  verkeerd morele overwegingen te ondermijnen via niet ondersteunende interpretaties. Argumenten ivm. klassejustitie zijn ongepast. Wat opnieuw op de helling is komen te staan is het vertrouwen in bestuur in het algemeen. De Belgische verbrokkeling heeft geleid tot een algemene vertrouwensbreuk.

De vermeningvuldiging van beleidcentra en de afbouw van hierarchie hebben een negatieve mutiplicator in het leven geroepen.

De moeder van Sanda heeft het juist uitgedrukt " laat de ziel van Sanda Dia rusten"...het gaat uiteindelijk om respect.

SOCIALIMES BELGES

Le parti socialiste belge a joué un role essentiel dans la société . Historiquement il a été le champion du progrès et de la justice sociale .

Malheureusement il a aussi créé un état dans l'état en Wallonie. Le clientélisme et une corruption structurelle intervenus sont à l'origine du déclin Wallon en Belgique. De Liege à Mons, le pays est maintenant traversé par la coulée d'un tissus nocif qui entraine tout sur son passage. Cette diagonale triste affecte l'environnement, l'habitat et la pensée . Elle entraîne surtout des reflexes qui freinent  l'innovation .

Le parti socialiste Wallon est devenu un lobby qui privilégie un provincialisme étroit, genre RTL, pour qui la Vesdre misérabiliste est le Nirvana perdu.

Il devient donc difficile de séduire l'investisseur dans une région dont le Gille de Binche est le roi. Dans ces conditions, réclamer une semaine de travail de quatre jours ne profite qu'à l'accélération du négatif et à l'accréditation des clichés désobligeants.

Le PS et la FGTB devraient s'entendre davantage avec leurs homologues Flamands (KO après l'incident Rousseau) , voir mème suivre de près la politique du gouvernement Macron, dans lequel figurent des personnalités d'obédience socialiste, "éclairées". 

Paul Magnette devrait se départir du style André Flahaut. Son programme électoral prend un coup de vieux dès avant le départ. Une correction s'impose sans quoi le parti socialiste deviendra le refuge pour ceux à qui la globalisation fait peur.

Tuesday, February 20, 2024

CRIME AND PUNISHMENT

Russia has a long tradition of often boring novels. Neither does it excel in "qualitative" easing of tensions. The history is mostly unpleasant, packed with paranoia and an occasional short-lived pause. Most democratic-inclined leaders--with the exception of George W. Bush--were sceptic of Moscow's praise and all too mindful of its threats.

Since his accession to power, Putin's early reserve has totally disappeared. The world is confronted with his brand of pure political and military brutalism.  The EU is rightly worried, as the nefarious free-lancers applaud, the Chinese watch and in America, the Republicans keep betraying what is left of self-respect .

Europeans must quit their usual "wait and see" posture, since a war is no longer speculation but a conceivability. There is no excuse for countries not to spend at least 2% of their GDP on NATO defense. This ratio is already too timid. It is nevertheless an unwelcome development to have to revisit the war and peace balance that is tilting in the wrong direction.

Obviously all this occurs also in the shadow of Trump and in the midst of conflicts that multiply like cancer cells. NATO has to review its forward strategy and its role in a ever wider spread of hybrid strategic situations. Europeans "own" this war on their territory and it is time to get ready rather than complain. The widow of Navalny gives Europeans a perfect example of strength under stress. The "performance" of the Belgian Michel/Lahbib duo (EU rotating presidency befalls her) is even more pathetic than usual.

Europeans can no longer avoid assuming cost, investment and strategy. Size no longer functions as an alibi for doing too little.

The West finds itself in a most uncomfortable situation. A  change of personnel in Washington would further undermine former trust and shared values. The Republicans have become a diaspora of the uninformed and the unloved. This toxic mix is as unpredictable as it is lethal. Crimes multiply. Punishment cannot be allowed to take a break .



Friday, February 16, 2024

ALEXEI NAVALNY

Ainsi fut fait...

Navalny a rencontré sa mort annoncée. S'en étonner est presque pervers. L'état-machine de Poutine apparaît lourd  mais il est redoutable dans ses achèvements.

Solzhenitsyn n'est plus là pour nous rappeler que l'enfer est d'autant plus pervers que lorsqu'il il devient discrèt.

Saturday, February 10, 2024

KING LEAR IN THE WHITE HOUSE ?

President Biden is getting older and it shows.

There is a barrage of comments around his smallest misstep or verbal stumble. He was never the most convincing of communicators and under so much scrutiny, his normal verbal confusion becomes the talk of the day. Count on the Republicans to follow every step of the President under a malevolent magnifier. Everything that helps to distract from Trump's pile of sins is welcome.

Churchill, Mao and others got a pass. Their age was barely mentioned while none looked or acted that great. Biden is obviously self-conscious regarding his body language which occasionally traps him. The journalists only wait for the photo- op of the fall, the wrong step. They are vigilant regarding Trump's mafia as well, but the fodder they find is just repetitive and plain vulgar. The comments regarding Biden's health or psyche hurt because they go after the dignity of sorrow and aging.

The critics play with fire. Let them imagine for an instant another president under the same circumstances prevailing  worldwide. They should be ashamed for undermining a statesman whose only demerit is his age. Given the alternative another FDR is the better option, even if he comes in a wheelchair.

Shakespeare ends King Lear with a riddle: "We that are young shall never see so much nor live so long".  After all, age is a difficult compilation, not a prohibition.


Friday, February 9, 2024

ROBERT BADINTER

Le Garde des Sceaux de l'ère Mitterand est décédé.

Ce grand commis de l'Etat a fait abolir la peine de mort. Proche de François Mitterand, il représentait à la perfection une tradition d'intelligence et de culture propre à la France d'alors.

On ne peut être que désabusé quand les partants laissent un espace trop grand pour être occupé par les temps qui courent.

Les Badinter étaient sans doute les derniers descendants directs d'une France de la Raison.


Wednesday, February 7, 2024

PAUVRE EU

Cet hiver à Bruxelles/poubelle, ou les chiens, les petits chantiers et les trotinettes font la loi, est plus triste que jamais. L'accumulation de négatifs devient insupportable. Ce siège des Institutions de l'UE est peu séduisant. S'ajoutent à celà les mauvaises nouvelles de partout qui agressent moral et patience. On parle de guerre en Europe comme si nous étions déjà dans les tranchées. L'hypothèse de conflit armé n'est plus un propos philosophique. Elle fait désormais partie des probabilités envisageables.

L'Europe est un continent fatigué, en manque d'à peu près tout ce qui pourrait épater ou motiver. Silicone valley est ailleurs. On doit souhaiter que Paris réusisse son ambition Olympique et nous change quelques jours de la morosité.

Malheureusement les petits conflits comme les grands risquent de faire mal, en premier lieu à l'Europe. Il convient aussi de maitriser l'impatience ou les généralisations qui commencent à se manifester ci et là. Israel inspire une antipathie qui risque de devenir structurelle. L'Ukraine ennuie, déjà. Si Trump sort gagnant des élections présidentielles, l'Amérique pourrait bien vivre un changement fondamental dans ses alliances et dans sa philosophie politique sur le dos des Européens.

On entre dans l'algoritme de la peur. L'Europe qui épatait n'est plus. L'Amérique qui séduisait ne tient qu'à un fil, guetté par l'àge. Les francs tireurs s'amusent...le Secrétaire d'Etat américain est partout, les Européens sont nulle part.

Démocratie oblige, l'Europe  overdose en scrutins qui n'arrangeront rien et risquent surtout de multiplier la "fake news " et de grossir les rangs des mécontents. Ce nihilisme ne profite qu'à la Russie et à ses vassaux. Poutine devient le grand rassembleur des raleurs et frustrés. Le malaise agricole se nourrit de celà, de vouloir continuer de considérer le lopin comme une référence économique. La solidarité peut être considérée si elle est animée par le concept du progrès. Dans le cas contraire elle est une forme de charité qui prolonge l'agonie.

Est-ce que nous sommes terminaux ? Sans doute, si nous reculons devant des choix difficiles dans les domaines militaire, politique et économique. L'Europe doit retrouver le chemin du laboratoire et de la créativité. Paris et Londres affichent encore complet, à juste titre. Certes ce sont des métropoles qui comptent aussi leur "temps imparfait", mais quand le verbe reste entier, il est encore perfectible. Si une greffe (nécessaire) est prescrite, le rejet peut  reculer. 



Saturday, February 3, 2024

AN AMERICAN SPLIT SCREEN

The current state of the American run-up to the presidential election can be bewildering. Two older men fight over ...what? The door key? Rest assured that Trump made duplicates of all keys before he left the White House.

We are left with one candidate who is "too much" and another who looks "too old". Nevertheless, watching age, with its humiliations, is still more sustainable than having to endure the lies and vagaries from an unhinged creature cavorting in a lagoon out of some horror flick.

Both candidates are becoming more boring by the day but Trump is adding disbelief to his many faults. One looks on as the world gets more complex. Fortunately we are still safer in Biden's hands. Let's imagine how all these difficult situations would fare in the hands of the Joker.  How frightening to project for just a moment the Republican deranged Trumpers at the helm? North Korea would look almost serene compared to America's madhouse.

Biden will never be the thrill of the day but he knows how to channel the wiser policies and to project measure in the chaos.  Under a Trump administration the fools would rule, yet again. It feels as if many are becoming more aware of the approaching menace. The numbers--employment, inflation, interest rates--start to have an effect.

Many still consider that a Trump come back is unavoidable. Actually he is becoming his own worst enemy. Having neither self-control or diplomatic skills, he is over-intrusive and might very well torpedo his own campaign. He fits in with the junk-food he craves and with the flock of miserable fans he still fools.

President Biden must stay the course and age graciously.  He will have to ignore the barrage of mud that is being readied in the GOP kitchens, not a pleasant prospect, but in "this" America, better be warned.


Sunday, January 21, 2024

THE AGE OF THANKLESSNESS

Saying that we are lost in some absurd algorithm of our own making is not very original, but the reversal of situations that is  being created is breathtaking.

Almost everywhere the upcoming reality marginalizes former accepted models. New villains appear and the old trusted swaps or trade-offs no longer apply. Summitry is a thing of the past. So, too, are the rock solid alliances that seem equally unreliable.

The great Western way was born on the beaches of Normandy, and the illusion of a new world order rose from the rubble of the Berlin Wall. The last colonial aberrations disappeared. For a while it looked like the world was finding a new equilibrium.

Then suddenly the mistakes started to overtake the better intentions. Almost everywhere misconceptions appeared simultaneously. The doomsday war of civilizations became a self- fulfilling prophecy. Added to that, the pillars of the liberal mindset gave in and the harmonious fabric of society became no longer the accepted or desirable goal.

The political (and philosophical) debate in the West has become sepulchral. Never was self-confidence as endangered as it is now. That this is happening under the shadow of Trump, is the more surprising since the former president entered his inglorious defeat under the label "never again". Yet there he is, with more lies than an octopus has arms. Instead of staying put, the Europeans are freaking out, as if America suddenly became just the reflection of this demented and dangerous demagogue. Only Putin & Co. enjoy his revolting performance. The usual free-lance creepy interlopers, found on Fox News and evangelical reservations, seize the moment(s). Even Netanjahu, who is "safe" thanks to the American iron dome, can hardly count as a friend in a conflict that is metastasizing.

In Davos a few talk intelligently. Outside many play with fire.  The West shouldn't count on thank-you cards for the uneven but often well-meant managerial efforts it deploys in creating a glimpse of order in the chaos. That some prefer to freelance in the current abominable "weather conditions" is more than objectional, it is inadmissible. It is sad that so many are resigned to the decline, becoming the voyeurs of fake news and riddles. Trump is a scourge, maybe we deserve it.


Monday, January 15, 2024

DAVOS 2024

Davos était longtemps "the place to be". Lieu incontournable dans le passé, il est devenu plus feutré. Les absents se font davantage remarquer que les présents. Macron, Zelensky,  Blinken ,Li Qiang, von der Leyen, entre autres, font encore le déplacement et le coté affaires affiche complet.

Ce serait dommage que ce fleuron de la globalisation devait disparaître. Les enceintes ou l'on peut se parler ou se rencontrer à l'abri des vétos sont devenues trop rares.

Davos reste incontournable. La règle de l'unanimité y est interdite de séjour et la discrétion est toujours à portée de mains. L'intelligence artificielle ne remplacera jamais la plus-value de l'échange d'idées en direct. Les innovations à  tous les niveaux, l'éclairage des tabous, ont besoin d'un "cadre protecteur" que Davos peut encore garantir.

Les personnalités contestables évitent ce contact en direct ou l'échange d'idées les met en difficulté. Celà illustre bien la valeur ajoutée de ce Forum, qui bien que discret fait peur à certains. C'est de la liberté de parole qu'il tient aussi sa pertinence. 

Les pays "démocratiques" sont vulnérables devant la montée des conflits hybrides et des manipulations par le biais de l'intelligence artificielle. Une guerre en Europe n'est plus à exclure. Guerres et conflits deviennent inter-dépendants. Autant de raisons pour devenir plus alertes avant d'être trop défaitistes.

Les rencontres à Davos, orchestrées par Klaus Schwab, ont pris un air du temps plus mélancolique certes, mais non moins pertinent.

Saturday, January 13, 2024

TAIWAN VOTED

The ruling DFP (Democratic Progressive Party) won. William Lai will be the new president. The KMT (Kuomintang), which looks for a modus vivendi with China, failed to rally enough support for its "non aggressive" posture.

Power corrupts but it might also teach. The former president Tsai Ing-wen was a hard-liner. Her pas de deux with Nancy Pelosi, then US House speaker, was an unnecessary gesture that came with high risks and zero benefits for Taiwan.

Observers often tend to underestimate the existential importance that Beijing attaches to the adherence to the Shanghai Communiqué that was painfully arrived at between the USA and China. They likewise seem to be unaware of how far China is willing to go if a reunification of sorts can be achieved.

Unfortunately, Hong Kong sets a bad precedent for Beijing's commitments. The near total erosion of the one country/two systems mantra doesn't go unnoticed in Taipei. The US security guarantees regarding the status quo look less solid at a time when America gets dragged in a "multiple" of hybrid flashpoints that sap energy and oversight. President Xi is not Putin. He plays the long game at zero cost.

President Lai can follow the Gaullist precedent, playing the role of the man who understands and who ends up doing the opposite of what his mandate suggests. Statesmen are more often remembered for their reversal than for their consistency.

Be prepared and never underestimate the Chinese, especially when dealing among themselves. Descartes wouldn't fit in.

Tuesday, January 9, 2024

GABRIEL ATTAL

Le président français s'est offert un nouveau premier ministre. Nul doute que Gabriel Attal entendra bien se retrouver en symbiose avec lui. 

La première ministre remerciée, Elisabeth Borne, a eu un trajet difficile et ingrat. Il semblait qu'elle n'avait pas le contact de confiance immédiate avec le président. 

Son successeur a pour lui sa jeunesse et une ambition qui n'était pas un mystère. Le voilà promu déja, ce qui fera des envieux redoutables.

Il devient difficile de gérer les avancées sournoises de l'age dans des sociétés droguées au "frais". Attal a tout pour plaire, voir méme pour séduire. Macron a en tout cas fait un calcul audacieux, au moment ou la France voudra jouer sa carte maîtresse lors des jeux Olympiques de Paris. Il a choisi un fidèle qui aura autant d' adeptes que de détracteurs.

Ce Premier Ministre hors normes donne dès à présent à beaucoup en France comme ailleurs un coup de vieux qui risque de faire mal.

Saturday, January 6, 2024

THE LONG GOODBYE

We entered in this ominous new year with Angst. Seldom have the reasons for feeling insecure been so numerous and, at the same time, hard to define. We were used to seeing the world divided into categories:  us versus them. This simple projection was ready for consumption because in "the good old days" most of the world was ignored, but for some situations that were dealt with in a form of ignorance or guilt.

In 2024, the mirror cracked for good. The West had been able to force its own philosophical categories on the world. When fractures started to appear, they were generally ignored or considered growing pains. Now that they have multiplied, the full-alert level is already being overhauled.

There is a multiplier at work which does not obey to the Kantian rules but keeps busy creating nefarious distractions and seemingly unrelated outbursts at random. It serves the interests of a few and creates a form of shared despondency in the West. Yesterday's given situations and opinions are disparaged in favor of a generalized malaise.

The crisis points multiply everywhere, simultaneously. Only the US attempt to restore some form of shared concern regarding the need to stop this catastrophic chaos from becoming permanent. The EU retreats further in its self-created irrelevance, while Russia and China (with some help) wait for the right moment to make a move.

The situation in the Middle East further complicates the global mess. Israel is basically a selfish nation that doesn't care about consequence other than for what touches its own parochial interests. The continuation of its current policies has a detrimental effect on the West's economic and strategic security. Its moral blackmail is no longer an accepted currency when Ukraine suffers the consequences and when the whole region might become hostage to the selfish policies of P.M. Netanjahu. The sins of others do not diminish the responsibilities of the one who was considered, with caution, to be an ally who would show some humility under the protection of the "iron dome", backed by the US. 

The upcoming American presidential elections are already creating paranoia in the West. A victory for the Republican candidate would be felt as a requiem. Trump has no other values than those which match his sick ego. As long as he gets some nouveau riche embrace, he will be willing to sell the silver. He will prefer a sleep-over with almost anyone, as long as it is no EU member. The Talibans were invited to Camp David, after all.

President Biden often looks like yesterday, but so do others. Look at President Macron and his Olympics in Paris.  Better to keep going with men and women we trust and avoid the long good-bye we would regret.


Monday, January 1, 2024

GRAAF PAUL BUYSSE

Paul Buysse was een Condottiere in een land van middelmatigen.

Hij deet soms moeilijk maar zijn show loonde de moeite.

Hij was nooit klein...zijn ego stond hem dat niet toe.

De club van grote Belgen wordt kleiner. De generatie van the best and the brightest wordt stilaan de verleden tijd.