Tuesday, June 18, 2024

FRANCE : PARI/ BLUFF/ RISQUE/ ENJEU

Le président Emmanuel Macron a surpris tout le monde, y compris ses proches, en prenant la décision d'organiser des élections législatives anticipées. Il s'agit là d'un véritable "coup" qui a surpris tout le monde. Après des élections européennes décevantes il entend ainsi pouvoir arrêter la dérive .Son pari est audacieux. Il laisse les observateurs perplexes. Son premier ministre court le risque de voir sa fulgurante ascension coupée court.







 





Le président est un tacticien redoutable mais d'aucuns pensent qu'il risque de juger mal une opinion publique qui commence à considérer que le chef d'état est isolé dans sa superbe intellectuelle. Celà est injuste eu égard à la situation dans laquelle se trouve l'Europe. La France n' a pas de partenaire et il est donc normal qu'elle devienne plus visible. Elle est comme la nature, et sans doute a-t-elle horreur du vide. L'Allemagne boude et l'Italie ne fait pas le poids. Cette derniere attend aussi de voir quel sera le score au final en France avant de considérer d'accorder les violons.

Si la droite devait gagner et que la cohabitation devienne inévitable, un pouvoir partagé conduirait immédiatement à des tensions déstabilisatrices  et à terme, risquées. L'hypothèse de Jordan Bardella Premier Ministre inquiète la bourse et les garants d'une politique solidaire agréee dans des domaines essentiels, Union Européenne, Otan, Ukraine, Moyen Orient etc. qui n'ont vraiment pas besoin d'un apprenti sorcier.

Certes le pouvoir "occupé" diffère du pouvoir "réclamé". Giorgia Meloni au Palazzo Chigi n'est pas la mème que la candidate avant les élections. Madame Le Pen a déjà mis beaucoup d'eau dans son vin et risque d'en rajouter si son parti sortait vainqueur. Il faut garder la tête froide. 

On est néanmoins en droit de se demander ce qui a pu convaicre  le président Macron (et le premier ministre anglais) à préférer l'anticipation à la stratégie du "calendrier". Si Macron sort gagnant il sera une nouvelle fois comparé à Napoléon. S'il perd il sera un homme seul et nombreux seraient ceux qui ne lui pardonneront pas d'avoir saboté leur carrière et ambition.

Les jeux olympiques à Paris promettent d'être extraordinaires. Il faut espérer que l'engouement qu'ils créeront n'arrive pas avec un épitaphe pour un bluff raté.


Thursday, June 13, 2024

THE G7 SHOWS ITS AGE

The G7 meets again in Italy. This gathering shows more age and fatigue than stamina. All the leaders show various degrees of angst and age. Only Italy's PM shows resilience and self- confidence. 

In the past the G8, later on the G7, were the envy of the world. Today most of the members who still manage to stay awake fight for political survival. Ms. Meloni must feel some Schadenfreude while presiding over that lot of tomorrow's losers.

Other gatherings appear. China and Russia did not stay idle and the upcoming countries snub yesterday's elite class and come up with their own brand of financial and trade strategies. They are relieved to leave the hot spots in the hands of countries that feel like they should do something, while at the same time being taken hostage by debt, inflation, an aging population, climate change.

Former fora where new ideas could be tested have lost their appeal. The Club of Rome or Davos are yesterday's jewels in the crown, ignored by the rising tide that the new ebullient economies call home. The shaky political situations France, the UK, Germany, Canada, Japan have ended up with, are creating a lugubrious narrative. Ukraine and Gaza weight also on the intellectual space which got cramped accordingly. There is just not enough room left for innovation or bold initiatives which could help the G7 recover the lost ground.

At the end of the day one has to admit that the more appealing initiatives that might seduce countries such as India, Indonesia, Brazil and upcoming economies worldwide, no longer pertain to the classical arsenal of the G7. China's road and belt initiative has overtaken all. The dollar has become a currency on the defensive. Africa snubs France. The Commonwealth is mothballed.

Giorgia Meloni is surrounded by tomorrow's have-beens. This shrewd politician must savour the moment, while in France the ultra right is likewise waiting for the cohabitation, a dream for a few, a nightmare for many. Anyway if Trump would be the next US president, the G7 had better be packing. The presence of the Pope at this week's meeting doesn't add to the relevance of this sputtering gathering, quite the contrary, it further increases its irrelevance. Remember Stalin and the Pope..



Monday, June 10, 2024

ELECTIONS ET RESULTATS, A LA BELGE

On craignait  le pire. Il n'était pas au rendez-vous. En définitive c'est une nouvelle fois, le tempérament belge qui a prévalu. L'électeur a manifesté son désenchantement sans laisser libre cours aux extrèmes. Que le Premier Ministre ait du encaisser un camouflet est injuste . Alexander De Croo a du maitriser autant que possible une équipe qui est restée imperméable au souffle de l'ambition. L'entraineur a été entrainé. 

Maintenant Bart de Wever peut faire prévaloir son ambition de devenir Premier Ministre. Encore faut-il qu'il réusisse à controler le courant extrème, mais minoritaire, dans son parti et de décoder le message électoral. Le MR ne lui fera pas de cadeau, au gouvernement comme ailleurs.Le parti socialiste dans l'opposition risque de devenir plus que jamais l'otage des casseurs. Il est interessant de voir progresser Les Engagés, parti auquel Maxime Prévot a donné un nouveau souffle. Ce très subtil bourgmestre de Namur a l'étoffe d'un ministre des affaires étragères ou de l'économie. L'ombre de Georges-Louis Bouchez  pèsera de tout son poids sur la marge de manouevre de De Wever. La sélection des personnalités pour occuper différents postes ministériels ne sera pas facile. Il faudra éviter que les petits calibres, téléguidés par des présidents de parti (PS)  viennent une nouvelle fois piéger le Premier Ministre. Si la candidature de De Wever est maintenue ce danger devient moins immédiat bien qu'il faudra continuer à observer de près les gestes de Georges- Louis Bouchez.

Il faut reconnaitre que le Vlaams belang a fait un beau score mais il a raté le finish. Celà ne présage rien de bon pour son avenir. Les slogans passent de mode.

La Belgique est  comme l'Italie, un pays qui ne fonctionne pas toujours bien mais qui a l'art de tirer son épingle du jeu. Encore faudrait-il refédéraliser certains secteurs et revoir un système électoral absurde et franchement bancal. Il n'est pas impensable que De Wever se transforme en réformateur et fasse ce qu'aucun politicien n'a eu le courage de proposer. Ce réaliste -dont il faut se méfier- a encore plus d'un tour dans son sac.

Le temps n'est plus aux pongistes, il appartient aux Masters du tennis. Les volées arriveront. Les arbitrages suivront. La partie ne sera pas facile mais à certains égards elle est devenue plus équilibrée.

Maintenant la mauvaise foi de l'extrème droite, sanctionnée, n'a d'égale que la crédulité  de ceux qui étaient supposés la comprendre. Le contrat avec ses suiveurs a reçu un coup fatal. Il faut espérer que celà se reproduise aussi ailleurs. Les enjeux ne doivent pas être laissés entre les mains de sous-traitants.